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Revue de presse du 26 juin 2026#

Intro#

icône globe heatmap

Bienvenue dans cette GeoRDP, dans laquelle on espère trouver un îlot de fraîcheur en ces températures caniculaires 🥵... Vous y trouverez donc un condensé léger et dûment hydraté de ce qu'on a vu passer, un genre de géo-tomate mozza pour affronter les températures extrêmes, ou encore un géotaboulé au 5 news de légumes 😋...

Et ces jours-ci il est plutôt difficile de choisir la meilleure carte pour illustrer la canicule actuelle, tellement les représentations virent au rouge vif...

Carte de Ben Noll: localités où il fait plus chaud qu'en France le 23 juin 2026

Une carte de Ben Noll, qui travaille pour le Washington Post, et qui montre les quelques endroits où il a fait plus chaud qu'en France le mardi 23 juin dernier. Une carte à mettre en relation avec cet article de Sud-Ouest.

Sans mauvais jeu de mot, c'est la saison pour faire des heatmaps et cartes de chaleur... This is fine comme dit le mème, et nous vous souhaitons une agréable lecture !

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Vie du site#

logo Geotribu rectangle

  • 💄 Depuis peu, le site web de Geotribu, celui que vous consultez en ce moment même, est construit avec properdocs et MaterialX, en lieu et place respectivement de MkDocs et Material for MkDocs, deux projets qui ne sont plus maintenus. Une migration menée markdown-battant par Julien, et nous tenons également à remercier Antoine Guénec qui a contribué au site pour y apporter des évolutions visuelles et améliorations du style 🫶 !

  • 💬 Sortie de QChat v1.6.0, le plugin QGIS pour tchatter avec les autres gens connectés dans QGIS 🐱. Au menu, notamment la possibilité de partager modèles graphiques et scripts python dans le tchat.

  • 🤳 Et puisqu'il y a également un plugin QField pour QChat, une nouvelle version de ce plugin permet également de tchatter dans les mêmes salons, depuis un mobile.

  • 🕜 Les sites et "services" de Geotribu sont maintenant monitorés, via cette page hébergée sur l'instance de Guilhem.


Sorties récentes#

EPSG:2154, un classique... un peu en décalage ?#

vignette matiere

L’IGN met en lumière un flou bien installé : derrière le code emblématique EPSG:2154 du Lambert‑93 se cachent souvent des données rattachées à des versions plus récentes du RGF93. Pour remettre de la cohérence sans perturber les pratiques, la piste d’un datum ensemble s’impose, afin de regrouper des réalisations quasi équivalentes à quelques centimètres près. En toile de fond, un choix structurant : faire évoluer l'EPSG:2154 pour couvrir cet ensemble (option pragmatique) ou créer un nouveau code, avec des impacts plus larges sur l’écosystème SIG.

Source : https://geodesie.ign.fr/actualites/evolution-venir-des-codes-epsg-du-rgf93

Contribution externe

Cette news est proposée par IGNF-Xavier via le formulaire GitHub renouvelé: voir le ticket. Merci !


Logiciel#

FOSS4G Observatory : l'univers geospatial open source en un graph#

vignette flux

Le monde des solutions géospatiales et libres est foisonnant et le FOSS4G Observatory le montre plutôt bien! Grâce à un graphe (en version beta), il est possible de voyager entre les 584 projets actuellement recensés (librairies, logiciels bureautiques, outils web...), de voir leur relation et dépendances, de les filtrer selon leur catégorie ou leurs fonctionnalités et d’accéder à leur dépôt. Il y a de quoi s'occuper voire de s'y perdre!

Graphe du FOSS4G Observatory

Ce projet de catalogue est financé par l'ESA et développé par Terrasigna avec comme objectifs "d'offrir un aperçu aussi complet que possible de l'écosystème geospatial open source" et de guider les choix de solutions en fonction des dépendances,des conditions d'utilisations (entre autres). Vous trouverez plus d'informations sur la page du projet et notamment la procédure pour contribuer à cet inventaire (à priori réservé aux responsables des projets pouvant être recensés). Et c'est à suivre ici sur Mastodon.

Contribution externe

Cette news est proposée par Antoine Guénec via le formulaire GitHub renouvelé: voir le ticket. Merci !

GeoGirafe devient un projet communautaire OSGeo#

vignette GeoGirafe

Après la sortie de la v1 il y a quelques mois, le projet GeoGirafe est désormais officiellement un projet Community OSGeo, comme l'annonce ce billet de blog en anglais.

Cette étape importante signifie que le projet fait désormais officiellement partie de l’écosystème communautaire de l’OSGeo, fondation à but non-lucratif et dédiée à la promotion des technologies géospatiales open source. Ce qui confirme l’engagement du projet GeoGirafe en faveur de l’ouverture, de la collaboration et de la pérennité à long terme.

Ce jalon représente la suite logique du projet GeoGirafe, créé dans le but de fournir un framework / quadriciel moderne, léger et extensible destiné à la création de géoportails et d'applications web géospatiales, dont il est possible de visualiser des démos sur cette page du projet.

Comme par exemple ce portail du canton du Jura en Suisse, où honnêtement ça joue plutôt bien :

Démo du portail du canton du Jura suisse, basé sur GeoGirafe

En effet, GeoGirafe est plutôt actif et soutenu du côté des Alpes, et notez que le thème du portail est automatiquement calqué sur le thème sombre / clair de votre Natel.

Vous pouvez retrouver tous les projets communautaires OSGeo, sur la page dédiée de la fondation.

GeoLibre : une nouvelle plateforme SIG#

vignette Geolibre

GeoLibre est une plateforme SIG open source, construite avec des technologies web (React, MapLibre, DuckDB-WASM et deck.gl, entre autres).

Elle permet de charger, visualiser, styliser et analyser des données vectorielles et raster (locales ou distantes) en supportant de très nombreux formats. La 3D est également de la partie.

L'app embarque également un espace SQL spatial (DuckDB/PostGIS), des outils de traitement vecteur/raster, un système de plugins et un assistant IA pour piloter l'app en langage naturel.

Elle existe en version web (démo dans le navigateur), application desktop et même en application Android, tout cela à partir de la même base de code.

J'ai testé la solution et je trouve que cela fonctionne vraiment très bien ; c'est très stable (testé sur macOS et Linux). L'interface est très épurée, le nombre de formats pris en charge est assez impressionnant : en plus des traditionnels Shapefile et GeoJSON, on retrouve notamment le support natif de DuckDB, FlatGeobuf ou encore PMTiles. Le système d'extension est bien pensé. Grâce à l'utilisation des technologies web, l'affichage de grands volumes de données est assez rapide. Il existe même une boîte à outils de traitement où on trouve les classiques buffers, centroïdes et intersections (bien connus des aficionados de la toolbox de processing QGIS). Ces traitements sont proposés par trois technologies que l'on peut choisir : Turf.js, GeoPandas et Pyodide. Enfin, l'interface est très personnalisable : on peut choisir avec finesse ce que l'on souhaite afficher ou non dans les différentes barres et colonnes d'outils.

GeoLibre est développé par Qiusheng Wu (giswqs), figure connue de l'écosystème SIG open source depuis plusieurs années. Il maintient plusieurs projets phares comme Leafmap, Geemap ou encore whitebox. Depuis l'essor de l'IA générative, il développe à un rythme soutenu de nouveaux outils supplémentaires comme GeoAI ou le plugin QGIS qgis-notebook-plugin avec l'aide d'agents IA. Une partie du code de GeoLibre semble aussi avoir été générée par un agent IA.

Contribution externe

Cette news est proposée par Florent FOUGÈRES via le formulaire GitHub renouvelé : voir le ticket. Merci !


Représentation Cartographique#

Le Digitalistan en cartes!#

icône globe boule_cristal_divination

Bienvenue au Digitalistan, cette contrée merveilleuse où le Moyen Âge a rencontré la Silicon Valley. Une contrée à la fois si proche et si lointaine, dans laquelle nous avons la chance de vivre et d'évoluer!

Carte du Digitalistan - fix

Il s'agit de la dernière œuvre de fix, caricaturiste du monde professionnel et corporate, qui sévit notamment sur LinkedIn, et qu'on vous invite à suivre car il a du talent et son humour est sans concession concernant les absurdités de notre monde du travail. En témoigne une précédente carte du Bullshit Land, relayée dans une GeoRDP précédente. Pour cette nouvelle occasion, le dessinateur a même créé un site internet qui représente et décrit ce Digitalistan!

Dans cette carte du Digitalistan, le territoire s’étend de la Mer de Geek au sud jusqu’au Sombre Pays du Dark Web tout au nord, en passant par le cœur battant de la contrée : le Territoire de la DSI.

Trouvée aussi sur le site, voici la devise officielle du Digitalistan: En cours de cadrage depuis plusieurs sprints. Ca va finir en prompt.... Quant à la devise officieuse, on vous laisse aller la découvrir sur le site 😏 !


OpenStreetMap#

Trafic important des tuiles OSM en provenance de QGIS#

logo OpenStreetMap

QGIS à lui seul représente presque 50% du trafic pour les serveurs de tuiles d'OpenStreetMap, ce qui peut amener à pousser ces derniers sous tension. C'est le sujet d'un fil de discussion sur le discourse de l'OSGeo, une invitation aux utilisateurs/trices de QGIS à un usage raisonné et responsable de ces tuiles OpenStreetMap.

Par exemple en évitant les téléchargements de masse sur des grandes zones, ou en mettant à jour QGIS vers la 3.44 qui contient des optimisations en terme d'usage de ces fournisseurs de tuiles. On encore en choisissant une résolution standard et raisonnable de ces flux de tuiles dans QGIS:

Changer la résolution des tuiles OpenStreetMap dans QGIS

Il est aussi envisageable de sponsoriser le projet OpenStreetMap, afin permettre à la fondation d'avoir plus de ressources pour faire face à un usage grandissant. Également, mettre en place son propre serveur de tuiles ? Ou encore son propre serveur MapProxy avec un cache comme expliqué dans cet article publié il y a peu, afin d'économiser les ressources et appels aux serveurs sources d'OpenStreetMap ?

Vous pouvez retrouver plus d'info dans ce fil de discussion de la communauté OSM.


Geo-event#

Exposition Un globe, des mondes au Musée d'Aquitaine#

icône globe ancien

Du 19 juin au 13 décembre 2026, le musée d'Aquitaine à Bordeaux propose l'exposition Un globe, des mondes, qui invite les visiteurs à s’interroger sur les représentations cartographiques contemporaines du Monde. Issue du projet de recherche Spherographia, l’exposition explore les limites et enjeux politiques des globes virtuels.

Exposition "Un globe, des Mondes", 1e édition en Guyane en 2024 - crédits photo Johan Chevalier

Dans une démarche "Arts et Sciences", cette exposition est issue du projet Spherographia du CNRS, composé de chercheur/ses aux approches disciplinaires plurielles, qui associe à sa démarche la recherche de collectifs d’artistes (arts plastiques et numériques) et des musées partenaires en Guyane, au Québec et en Nouvelle-Aquitaine.

L’exposition "Un globe, des mondes" propose une exploration scientifique et artistique de ces représentations planétaires. Elle invite à retracer l’histoire des globes virtuels et à les déconstruire, à interroger leur performativité sur nos imaginaires ; et nous incite à envisager des écritures géographiques alternatives du monde.


Divers#

Des cartes gourmandes des régions françaises#

icône globe mystique

Pour fêter leurs 50 ans de vie commune, Jacqueline et Christophe ont décidé d'innover.

Non, vous n'êtes dans un reportage diffusé sur France3 Régions, quoique... Oui vous êtes sur Geotribu™, et on parle de géotrucs, car Jacqueline et Christophe ont pour cet heureux évènement réalisé une carte plutôt curieuse, où les régions de la France sont représentées et dégustables chacune par un plat succulent :

Geopatisserie, carte culinaire des régions de la France - Christophe Terrier

Bouquet de crudités pour l'Aquitaine, terrine de thon sur la Bretagne, dacquoise aux amandes fourrées avec une ganache pistache et des framboises entières pour la région Grand-Est... 😋 À coup sûr, les convives se sont régalés. À vous les studios !


En bref#

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Commentaires

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